Le contexte à lire à voix haute
Le courant est coupé depuis une semaine. Et il ne revient pas.
Le réseau électrique doit garder en permanence une fréquence de 50 hertz : il faut produire exactement autant d'électricité qu'on en consomme. Cet équilibre devient fragile quand le réseau tourne avec peu d'inertie : beaucoup de solaire et d'éolien, peu de grosses turbines pour amortir les à-coups. Ce jour-là, une chute brutale de production a fait décrocher la fréquence. En quelques secondes, les protections automatiques ont déconnecté des centrales en chaîne, près de 15 GW perdus, et la péninsule s'est isolée du réseau européen : c'est le blackout ibérique du 28 avril 2025, 50 millions de personnes dans le noir.
Le courant national revient souvent en un jour ou deux. Dans une vallée, c'est plus long : une tempête couche des arbres sur les lignes et abîme un poste de transformation. En 2009, la tempête Klaus a coupé 1,7 million de foyers du Sud-Ouest, les hameaux rétablis en dernier, après une douzaine de jours.
Chez nous, les deux se sont combinés. Une semaine a passé, les équipes sont débordées, les routes vers les hameaux restent difficiles, et personne ne sait dire quand ça reviendra.
Une semaine sans courant, et ça continue. Comment tient-on ensemble, avec ce qu'on a, ici ?
Inspiré de faits réels
- Blackout péninsule ibérique, 28 avril 2025. Cascade par surtension, environ 15 GW décrochés, 50 millions de personnes, Sud-Ouest de la France touché. 147 décès liés aux ruptures de communication et de transport (étude Eurosurveillance). (https://fr.wikipedia.org/wiki/Panne_de_courant_de_2025_dans_la_p%C3%A9ninsule_Ib%C3%A9rique)
- Tempête Klaus, 24 janvier 2009. Plus de 1,7 million de foyers privés d'électricité dans le Sud-Ouest, rétablissement complet en environ 12 jours, zones rurales servies en dernier. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Temp%C3%AAte_Klaus)
Le scénario et les personnages sont fictifs. Les lieux sont réels.